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Une rentrée pour faire face à l'urgence

Cette semaine, mardi 4 septembre, a lieu la rentrée scolaire dans un environnement particulièrement dégradé du fait des suppressions de postes massive depuis 5 ans.

Le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, a tenu à insister sur les mesures d'urgence et de réparation prises par le gouvernement - après la hausse de 25% de l'allocation de rentrée scolaire - notamment les 700 classes réouvertes et les 1000 professeurs recrutés dans le primaire, alors que 80 000 emplois d'enseignant ont été supprimés en 5 ans par le précédent gouvernement.

Sans ces mesures d'urgence prises cet été, il y aurait eu plus de 620 classes fermées dès cette rentrée.

A cet égard cette rentrée doit être considérée comme une rentrée de transition qui doit faire face à l'urgence causée par l'imprévoyance du précédent gouvernement.

Il faut noter tout de même la création de 500 assistants chargés de la prévention et de la sécurité (APS), un poste créé pour contribuer à «sensibiliser les élèves au respect de l'autorité ainsi qu'à l'appropriation des règles de vie collective, de droit et de comportement au sein de l'établissement» ainsi qu'à «la prévention des conduites à risques». Les APS seront répartis dans les 10% d'établissements qui concentrent la majorité des incidents violents et des absences chroniques.

Dès cette rentrée, aura lieu également le rétablissement de l'histoire-géographie en terminale S.

Réformer les rythmes scolaires

Sur la question des rythmes scolaires les négociations sont encore en cours et portent sur la journée, la semaine et l'année. Elles penchent vers un allongement de l'année scolaire pour alléger la semaine des élèves. (La France compte actuellement 144 jours de classe contre 180 dans la plupart des pays européens).

Une école qui enseigne les valeurs du vivre ensemble

L'école enfin doit exercer un pouvoir spirituel sur la société selon Vincent Peillon pour qui "l'école doit préparer les travailleurs, former les citoyens mais doit également s'adresser aux esprits". L'école doit permettre d'enseigner les valeurs du vivre ensemble pour constituer le socle de la société.

Le ministre plaide donc pour l'enseignement d'une morale laïque comme discipline à part entière. «Moi je veux une école qui fabrique du commun, je veux une école qui soit capable entre tous les enfants de France de rassembler autour de valeurs comme la liberté, l'égalité, la justice, le respect des autres, le refus des orthodoxies, l'esprit critique et la définition des devoirs envers soi et envers les autres.»

On ne peut en effet pas se plaindre de la défiance à l'égard des valeurs de notre république, sans prendre le problème à sa racine et sans enseigner un socle de valeurs communes sur lesquelles les enfants pourront s'appuyer pour devenir des citoyens libres.


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