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Régler le problème de la vie chère dans les Outre-mer

Conformément à l'engagement du Président de la République de rétablir plus de justice et d'équité entre l'ensemble des citoyens français, le gouvernement a soumis cette semaine à l'Assemblée nationale un projet de loi contre la vie chère en outre-mer.

Ce texte vise notamment à faire baisser les prix, notamment ceux des produits alimentaires, dans des territoires où leurs montants sont plus élevés de 30 à 50% par rapport à la métropole.

A l'occasion de l'examen de ce texte, je suis intervenue pour rappeler que nous avions un devoir d'égalité entre les territoires qui constituent notre pays:

«La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, la DGCCRF, observe que sur cent produits importés de l'hexagone dans les quatre départements d'outre-mer, plus de cinquante sont plus chers de 55% que ces mêmes produits en France hexagonale.

L'INSEE souligne pour sa part que, d'une manière générale, les prix des produits alimentaires, dans ces mêmes départements, sont supérieurs de 40% en moyenne à ceux pratiqués sur notre continent.

De plus, le taux de chômage, à commencer par celui des jeunes, est encore plus élevé en outre-mer qu'en France métropolitaine.

Rappelons que si le taux de chômage dans l'hexagone représente plus de 8% de la population active, il représentait en 2007 -autrement dit avant l'aggravation de la crise- de 20 à 25% de celle de Guadeloupe, Martinique, Guyane et de La Réunion. Le taux de chômage des 15-24ans, qui atteint plus de 19% dans l'hexagone, s'élève à plus de 55% en Guadeloupe, à 50% à La Réunion et à près de 48% en Martinique.

Cette situation a pour corollaire un pouvoir d'achat souvent moins élevé que sur le continent. Elle génère surtout une tension au sein des sociétés ultra-marines et au sein de la communauté nationale.

Il était donc temps qu'une telle situation prenne fin.

L'un des axes majeurs du texte est donc de réguler en amont les prix en organisant les marchés, à commencer par les marchés de gros. Il est en outre proposé de mettre un terme à certains monopoles et, notamment, des monopoles d'importation en réprimant les accords exclusifs d'importation. Désormais, les collectivités d'outre-mer pourront saisir directement l'Autorité de la concurrence.»

Il était temps que s'ouvre une ère nouvelle pour l'économie d'outre-mer et il était donc urgent de dynamiser et d'aider ces territoires qui contribuent à la richesse nationale.

Les emplois d'avenir définitivement adoptés cette semaine :

Le Parlement a définitivement adopté, mardi 9 octobre, le projet de loi qui prévoit la création de cent cinquante mille "emplois d'avenir" pour les jeunes de 16 à 25 ans peu ou pas qualifiés.

Après les députés, les sénateurs ont entériné le texte mis au point par une commission mixte paritaire (CMP). Seul le groupe UMP a voté contre, à l'exception de neuf de ses membres qui ont voté pour et de vingt-quatre qui se sont abstenus.

Ces "emplois d'avenir", largement subventionnés par l'Etat, seront proposés, généralement dans des collectivités locales et des associations, pour trois ans, à des jeunes de 16 à 25 ans peu ou pas qualifiés vivant dans des zones urbaines ou rurales défavorisées, ou en outre-mer, ainsi qu'à des handicapés peu qualifiés de moins de 30 ans.

Cent mille "emplois d'avenir" seront créés en 2013, ce nombre devant être porté à cent cinquante mille en 2014.

Le dispositif s'adresse également aux jeunes diplômés des zones sensibles qui doivent faire face à des difficultés d'insertion professionnelle. Le texte prévoit aussi la création "d'emplois d'avenir" dans l'éducation nationale afin d'accompagner les étudiants boursiers qui souhaitent poursuivre leurs études et se destiner aux métiers de l'enseignement.

Il s'agira d'emplois à plein temps, en contrat à durée indéterminée (CDI) ou déterminée (CDD) de trois ans - ou un an renouvelable jusqu'à trois ans - avec une rémunération commençant au smic (1 425 euros brut par mois), l'Etat s'engageant à hauteur de 2,3 milliards d'euros pour les financer.

L'aide de l'Etat représentera, dans la plupart des cas, les trois quarts de la rémunération brute au niveau du smic, soit 1 070 euros. Le dispositif s'appliquera dès le 1er novembre 2012. Il sera formalisé dans des accords cadres, qui devraient être signés d'ici à la fin de l'année.

La droite aux abois a décidé de saisir le Conseil Constitutionnel car elle juge qu'il est anormal que des étudiants boursiers puissent bénéficier de ces emplois d'avenir ! Les intéressés apprécieront...


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