Imprimer cette page
Imprimer en PDF

Projet de loi sur l'école : l'opposition freine les débats parlementaires

Nous avons commencé lundi à examiner en séance le projet de loi relatif à la refondation de l'Ecole de la République.

Alors que l'ancienne majorité a démantelé notre système éducatif en supprimant 80000 postes, en mettant à bas la formation des enseignants et en appliquant à l'Ecole des règles comptables absurdes, cela ne l'empêche pas de bloquer les débats à l'Assemblée afin de retarder l'adoption de ce texte.

Ce texte correspond à la volonté de François Hollande de placer la Jeunesse au centre de sa politique et de refonder notre école pour mieux assurer la scolarisation et la formation de nos jeunes.

L'article 1 de ce texte programme ainsi les 60.000 créations de postes promis par François Hollande.

La droite, très polémique sur ce sujet a déposé une multitude d'amendements pour trouver une nouvelle rédaction au rapport annexé à l'article 1.

Ce rapport définit les objectifs de la "refondation" de l'Ecole, notamment la maîtrise, par tous les élèves, des compétences de base en français et en mathématiques à la fin du CE1, et la division par deux de la proportion des élèves sortant du système scolaire sans qualification. L'annexe programme la création des 60.000 emplois dont près de la moitié - 27.000 postes - iront à la formation des enseignants et 14.000 au primaire.

La droite, qui a déposé quelque 1.400 amendements sur le texte, a quasi monopolisé la parole mercredi, comme lors du débat sur le mariage pour tous.

L'ancien ministre Benoist Apparu, suivi par nombre d'autres députés UMP, a demandé la suppression des 60.000 postes que le gouvernement s'apprête à créer dans l'Education : "Nous assumons cette demande de suppression car nous assumons totalement la réduction de la dépense publique. Nous sommes dans la moyenne de l'OCDE et de l'Europe quant aux moyens assignés à l'Ecole", a-t-il fait valoir ajoutant que le problème de l'éducation "n'était pas là".

"Il y a une dégradation de l'encadrement des élèves", a rétorqué mon collègue, le rapporteur PS Yves Durand qui a jugé "totalement justifié de renverser la vapeur".

"Vous avez réussi à supprimer 80.000 postes de fonctionnaires et à augmenter la dette de 600 milliards: vous avez sacrifié l'Ecole, non pour réduire les déficits mais parce que vous n'avez pas voulu investir dans l'avenir.", a ajouté Vincent Peillon.

Nous avons adopté, dans la soirée, un amendement de Mathieu Hanotin, député PS de Seine-Saint-Denis, visant à permettre un "rééquilibrage" financier en faveur des établissements scolaires situés dans les territoires en difficulté qui bénéficient de moins de moyens alors que leurs besoins sont les plus grands.


Partager sur Facebook