Imprimer cette page
Imprimer en PDF

Pourquoi j'ai voté non à la réforme des collectivités territoriales


Le Président de la République et le gouvernement ont voulu simplifier le «mille-feuille administratif» de notre pays.


Au lieu de cela, c'est la tutelle de l'État qui a été rétablie sur les élus locaux.


Non contente d'étrangler financièrement les collectivités locales en prétextant la crise, la majorité a porté un nouveau coup aux services publics de proximité assurés par les communes, les départements et les régions.


La création des conseillers territoriaux affaiblit la démocratie locale. Leur nombre est désormais connu et ce sont 3471 futurs élus qui devront être effectivement présents dans deux assemblées délibérantes distinctes : le conseil général pour le département et le conseil régional pour la région.


Cela remet en cause gravement les relations de proximité entre les citoyens et ceux chargés de décider en leur nom.


De plus, le projet de loi a mis au jour d'incroyables disparités démographiques entre les futures circonscriptions électorales des conseillers territoriaux.


En outre un amendement introduit sous prétexte d'intégrer les conseillers territoriaux dans le calcul du financement public des partis politiques, exclut, dans l'immédiat, les femmes candidates de ce calcul complexe. Celles-ci devront attendre 2020 pour espérer être prises en compte dans la détermination de ce financement !


Enfin, après avoir annoncé la suppression de la clause générale de compétence dans le projet initial, laquelle a permis un aménagement du territoire digne de ce nom, elle a été maintenue mais dans une formulation alambiquée et ambiguë.


Tant de recherches pour choisir la formule adéquate étaient bien inutiles, car la politique de compression des dotations de l'État aux collectivités locales menée depuis quelques années, conjuguée à la réduction de leurs ressources fiscales autonomes, contribue tout aussi efficacement à anéantir la capacité d'initiative de ces collectivités !


C'est la raison pour laquelle le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche auquel j'appartiens a choisi de voter «non» parce que, pour nous, cette loi est un mauvais coup à la démocratie locale, à la démocratie en général et à la République.

 

Maison des Cent Vallées: une nouvelle inauguration à Naucelle.

Après avoir inauguré la Maison Jean Boudou il y a deux semaines, j'étais de nouveau sur le canton de Naucelle ce samedi 5 juin. Je répondais à l'invitation de Anne Blanc, Président de la Communauté de Communes du Naucellois.

Cette fois ci, il s'agissait d'inaugurer la Maison des Cent vallées. Ce projet se définit comme un centre de ressources partagé. Il consiste en la création d'un équipement d'hébergement collectif de 23 chambres avec des aménagements paysagers. Il vient en appui de la Maison Familiale Rurale de Naucelle en élargissant son champ d'actions dans le domaine de la formation et en lui permettant de développer les classes découvertes, accueil de groupes avec séjours thématiques. Cette maison familiale est désormais une institution en Ségala.

Elle répond à un besoin local de formation et offre un service de proximité à l'agriculture notamment. Cette inauguration montre une nouvelle fois que le Ségala est un territoire qui bouge, un territoire qui se défend, un territoire qui avance.

Le nom de cette nouvelle structure est en lui-même fédérateur puisqu'il désigne en quatre mots l'identité géographique de ce qu'est le Ségala: le pays des 100 vallées. Un bien joli clin d'œil comme pour signifier que les contraintes topographiques et géographiques peuvent constituer autant d'atouts à force de créativité et de réflexion pour développer le territoire.


Partager sur Facebook