Mobilisation pour l'hôpital de Decazeville !
Plus de 2500 habitants du Bassin et de l'ensemble de la zone d'attraction de l'hôpital ont répondu présents mercredi 10 février pour réaffirmer leur attachement au Centre Hospitalier Pierre Delpech de Decazeville dont l'unité de soins continus, c'est-à -dire la possibilité d'exercer le moindre acte chirurgical, est menacée par la mise en place de la loi Hôpital-Patient-Santé-Territoire.
Après plusieurs prises de paroles dont celles des représentants syndicaux, du Président de la CME, des maires de Firmi et d'Asprières, du collectif «Tous ensemble», Marie-Lou Marcel s'est adressée à la foule afin de rappeler qu'elle avait alerté la Direction Régionale Hospitalière sur la question du maintien de l'unité de soins continus.
Elle a ensuite replacé cet événement dans une perspective plus large en stigmatisant la politique gouvernementale en matière de santé; une politique où pour combler le déficit de l'assurance maladie, le gouvernement «fait les poches des assurés sociaux en multipliant les franchises et les déremboursements médicaux ou en baissant les pensions.».
Elle a rappelé que sur la question de l'Hôpital public et de sa survie en zone rurale, semi-rurale et dans les petites villes, la logique qui prévalait depuis plusieurs années était une logique comptable qui entraînait un assèchement des crédits et la transformation de l'hôpital en entreprise.
Elle a insisté sur le fait que la loi Hôpital-Patient-Santé-Territoire qui a été votée en 2009 par l'actuelle majorité est une loi de rationnement qui, comme pour les textes sur la Poste ou la Justice met en cause gravement l'accès de tous à des services publics de qualité et l'égalité entre les territoires.
Dans la foulée de cette loi, devrait être publié en juin prochain un arrêté demandant la fermeture des hôpitaux ne pratiquant pas plus de 1500 actes chirurgicaux par an. Decazeville serait donc concerné.
Elle en a appelé à la mobilisation de tous et à la poursuite du mouvement afin que les habitants du Bassin puissent avoir le droit à des soins de qualités chez eux. Car sauver cet hôpital, c'est préserver leur mode de vie.
Elle conduira ce jeudi après-midi une délégation afin de s'entretenir avec le Directeur de l'ARH.

