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Marie-Lou Marcel intervient contre le changement de statut de La Poste


Marie-Lou Marcel est intervenue lors de la discussion générale sur le projet de loi gouvernemental relatif au changement de statut de La Poste.

Elle a tout d'abord rappelé que le projet gouvernemental n'était que la transcription sur un mode plus libéral de la 3e directive européenne.

En effet la première directive postale européenne de 1997 complétée par la 3ème directive met l'accent sur l'importance de La Poste dans l'aménagement du territoire. Or l'aménagement du territoire est le grand absent du texte gouvernemental.
En outre, le changement de statut de La Poste, d'EPIC (Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial) en SA (Société Anonyme) ne semble, au dire du ministre, se justifier que pour amplifier la modernisation et l'action à l'étranger du groupe La Poste.
Or La Poste procède déjà à une modernisation en dépensant 3,5 milliards d'€ pour cela. Cette politique se traduit par la suppression de postes, le non remplacement du personnel et la transformation de bureaux de poste de plein exercice en agences postales communales. En outre, pour l'action à l'extérieur de la France, l'Etat va débourser 2,7 milliards d'€. Il n'y a donc aucune raison d'ouvrir le capital de La Poste à de nouveaux actionnaires.
Cette ouverture du capital sera une aubaine pour les concurrents qui pourront centrer leur activité sur les niches les plus rentables : collecte et tri.

Marie-Lou Marcel a déploré que les missions de service public de La Poste ne soient plus sanctuarisées par ce projet de loi, que l'aménagement du territoire ne soit pas au coeur de ce texte et que La Poste participe, d'ores et déjà, à la disparition du maillage territorial de son réseau de point de contacts par la transformation des bureaux de postes de plein exercice en agences postales communales.
La transformation des bureaux de poste en agences postales communales est également une atteinte à l'accessibilité bancaire, notamment pour les personnes les plus isolées et les plus démunies.
Elle a déploré l'absence de concertation entre La Poste et les élus des communes pour les réductions d'amplitudes horaires des bureaux de poste.

Marie-Lou Marcel a enfin attiré l'attention du gouvernement sur la précarisation des employés postaux (la moitié sont contractuels et non fonctionnaires) contraints pour certains d'aller exercer leur profession hors du département.

Elle a souligné que cette politique serait, à l'évidence, amplifiée par le changement de statut La Poste, changement auquel les français sont opposés. En effet, plus de 2,3 millions d'entre eux ont participé à la votation citoyenne pour la préservation de La Poste dont plus de 22000 Aveyronnais.


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