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Mariage pour tous: graves incidents à l'Assemblée

Alors que le gouvernement avait souhaité, lors de la 1ère lecture du projet de loi de mariage pour tous à l'Assemblée, de ne pas décider l'urgence sur ce texte et de ne pas l'examiner en «temps programmé» afin que l'ensemble des députés puissent s'exprimer dessus le temps qu'ils l'estimaient nécessaires, voilà que l'opposition, lors de la seconde lecture du texte, a montré un visage bien peu démocratique.

Alors qu'elle n'a toujours pas dénoncé les propos homophobes, qu'elle n'a toujours pas condamné les attaques contre des homosexuels agressés dernièrement, contre des établissements publics ou privés, contre des personnalités et des parlementaires qui avaient voté pour le texte en 1ère lecture ou s'étaient simplement abstenus, contre les dérives et dérapages de certaines manifestations, la Droite a franchi un nouveau cap cette nuit dans l'hémicycle.

Au prétexte qu'un haut fonctionnaire du Ministère de la Justice accompagnant Mme Taubira aurait esquissé un sourire lors des débats, M. Jacob, Président du Groupe UMP à l'Assemblée a donné le feu vert aux députés les plus «agités» de son groupe pour s'en prendre physiquement au Gouvernement.

Contrairement à toutes les traditions républicaines, ces députés ont bousculé les huissiers, garants dans notre hémicycle de cet ordre républicain, afin de s'en prendre aux ministres et fonctionnaires présents.

M. Vidalies, ministre des relations avec le Parlement, a du s'interposer pour soutenir la barrière humaine formée par les huissiers.

Face au caractère inadmissible d'un tel déchainement de violence, le Président de l'Assemblée a averti que des sanctions pourraient être prises par le bureau de l'Assemblée.

Au-delà de cet incident particulièrement pénible, la Droite doit comprendre que la démocratie doit être respectée, autrement dit, que le président François Hollande, son gouvernement et la majorité sortie des urnes qui soutient son action sont légitimes contrairement à ce qu'elle laisse sous-entendre en permanence quand elle ne le clame pas haut et fort.

Ceux qui veulent chasser par la rue un pouvoir légitimement élu par les Français ne sauraient être reconnus comme de vrais démocrates.


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