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La loi visant à ratifier la Charte européenne sur les langues régionales, votée par l'Assemblée

La loi visant à ratifier la Charte européenne sur les langues régionales, votée par l'Assemblée

La proposition de loi constitutionnelle du groupe socialiste a été largement adoptée par  361 voix pour contre 149 voix. Ce texte qui entend protéger la diversité culturelle et linguistique de la France s’appuie sur l’engagement 56 du président François Hollande de ratifier la Charte européenne des Langues régionales jusqu'alors frappée d'inconstitutionnalité.

Contrairement à ce que martèlent ses détracteurs, cette proposition n’a pas pour objectif la communautarisation de la France. Au contraire, reconnaitre les langues régionales c’est aussi renforcer la langue française.

Cette adoption pourrait ouvrir la voie à un futur projet de loi constitutionnel qui sera soumis au vote du Congrès.

L'Ecole républicaine visée par des rumeurs odieuses

Alors que l'Assemblée vient d'adopter le Projet de loi sur l'égalité Hommes-Femmes, une campagne dénommée « Journée de retrait à l’école », relayée par des groupuscules intégristes de toutes obédiences divulguent des pseudo-informations mensongères sur un fantasmatique enseignement de la théorie du genre à l’école.


L’Education nationale enseigne aux enfants le respect de l’autre, le refus des discriminations et l’égalité entre les femmes et les hommes. Ce procès qui conduit à justifier et à s’expliquer sur l’enseignement de l’égalité est inacceptable.

Aucune complaisance, aucune compréhension ne peut être accordée à ces groupes qui menacent les valeurs communes d’égalité, de liberté et de fraternité.

 

Manuel Valls me répond sur les services publics en zone rurale

J'ai interrogé mardi matin, à l’Assemblée, Manuel Valls, Ministre de l'Intérieur, sur la nouvelle carte cantonale s’appliquant au département de l’Aveyron.

 Au-delà de la réforme du scrutin départemental qui répond à une ambition de rééquilibrage démographique, d’ancrage territorial et de parité, j'ai souhaité interpeller le Ministre sur le renforcement des services publics dans les départements ruraux et sur le maintien de la solidarité rurale « bourg-centre » propre aux chefs-lieux de cantons.

Le ministre a rappelé que « depuis plusieurs décennies, le canton n’est plus l’échelle de référence pour l’organisation des services publics et qu’il n’avait donc pas de raison de refaire du canton l’espace d’organisation des services publics. »

 Dans un souci de clarté et de transparence, il a précisé : « J’ai entendu beaucoup de rumeurs, que certains se plaisent à propager. Non, l’organisation territoriale, par exemple celle de la gendarmerie, ne sera pas bouleversée par ce redécoupage. Il en est de même pour les autres réseaux de service public qui ne sont plus calqués sur la carte cantonale. »

 Evoquant sa venue en Aveyron en septembre dernier, il a insisté sur son attachement au maintien des sous-préfectures et plus globalement à « une réponse rapide et efficace de l’Etat dans tous les domaines. »

 Concernant les dotations aux bourgs-centres, Manuel Valls a tenu à dissiper toute forme d’inquiétude : « il est important que les mécanismes fiscaux qui existaient, permettant cette solidarité envers le monde rural, soit maintenue. »

 Les réponses du Ministre de l’Intérieur me permettent d’affirmer qu’ « il n’existe aucun argument légitime pour appeler à la « révolte » sur la nouvelle carte cantonale ! ».

 


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