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Le Sénat dit non à la Charte européenne des langues régionales

Alors que l’Assemblée nationale avait adopté le 28 janvier 2014, par 361 voix pour, le projet de loi visant à ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, le Sénat a rejeté mardi dernier ce texte de loi.

Or, la Charte des langues européennes régionales ou minoritaires est issue d’une résolution adoptée, il y a plus de 25 ans, en 1988 par le Conseil de l'Europe et le processus de ratification de cette charte par la France a débuté en 1999, il y a plus de 15 ans.

Mais, alors que la plupart de nos voisins européens ont d’ores-et-déjà ratifié intégralement cette charte, la France, sous les présidences et les majorités de droite, n’a jamais poussé jusqu’au bout le processus de ratification.

Notre majorité s’est engagée à mener à terme cette ratification et, à nouveau, c’est le sénat de droite qui bloque ce processus.

Rien ne justifie un tel blocage.

En effet, la ratification de la Charte permettra de mieux reconnaître les langues régionales ou minoritaires en tant qu’expression de notre richesse culturelle.

Cette charte interdit également toute forme de distinction, discrimination, exclusion, restriction ou préférence injustifiées portant sur la pratique de ces langues régionales ou minoritaires.

Bref, ratifier cette charte c’est promouvoir la diversité du patrimoine linguistique de notre pays. Préserver ces langues, les transmettre et les pratiquer c’est faire fructifier un patrimoine commun.

S’y opposer c’est s’enfermer dans un conservatisme étroit.

L’identité et la richesse de notre pays et de sa langue officielle s’est forgée notamment grâce à la diversité des langues qui y sont parlées.

Il est donc important que notre République reconnaisse aujourd’hui l’apport de toute ces diversités linguistiques et culturelles qui, contrairement à ce que prétendent les opposants à cette charte, ne s’opposent pas au français comme langue nationale mais l’enrichissent. 


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