Le droit de vote des étrangers repoussé

Droit de vote des étrangers
Les députés socialistes ont présenté à l'Assemblée nationale une proposition de loi tendant à élargir le droit de vote aux élections locales aux étrangers non originaires de l'Union européenne mais travaillant et payant des impôts dans notre pays.
Cette position, défendue par les socialistes depuis de nombreuses années, avait été reprise au cours de la campagne présidentielle par Nicolas Sarkozy et quelques personnalités de l'UMP.
Malheureusement il semble que l'heure ne soit plus à un accord sur ce sujet puisque la totalité des députés UMP qui se sont exprimés sur ce sujet - à l'exception de Mme Françoise Hostalier - ont marqué leur vif désaccord quant à une modification du corps électoral. L
'argument le plus classique pour réfuter la pertinence de cette loi a été de dire que les étrangers n'avaient qu'à demander la nationalité pour pouvoir voter. Le problème est que si beaucoup la demandent, beaucoup se voient refusés cette même nationalité française. C'est donc un problème sans fin.
L'argument le plus curieux de la part des députés UMP a consisté à avancer le fort taux d'abstention aux dernières régionales pour dire que l'heure n'était pas à l'extension du droit de vote mais à la mobilisation des électeurs déjà inscrits. Un argument étrange qui peut se retourner contre ses défenseurs et dont la subtilité a échappé à l'ensemble des observateurs.
Toujours est-il que cette loi, sans cesse remise aux calendes grecques, pourrait grandement favoriser le sentiment d'appartenance de tous nos concitoyens à une même nation. Mardi, les députés de la majorité ont, à quelques exceptions près, rejeté ce texte. Bref, encore une occasion manquée, encore une occasion gâchée.