Suite de la mobilisation pour l'hôpital de Decazeville et loi LOPPSI 2
Hôpital de Decazeville: la mobilisation devra s'intensifier !
Après la grande mobilisation de mercredi dernier qui a rassemblé 3000 personnes devant l'hôpital Pierre Delpech de Decazeville, Marie-Lou Marcel a conduit une délégation composée de représentants du personnel de l'hôpital pour rencontrer à Toulouse le responsable de l'Agence Régionale Hospitalière et le directeur de la Ddass Aveyron.
Malheureusement, malgré la durée de l'échange entre les différentes parties, aucune garantie n'a été apportée quant à la pérennité de l'unité de soins continus. Désormais la chirurgie et notamment la chirurgie obstétrique sont elles aussi menacées de fermeture.
La tutelle de l'Etat souhaite que la maternité évolue en centre de périnatalité et que les actes chirurgicaux soient programmés en journée entre 10h et 18h.
Contre ces préconisations la délégation n'a eu de cesse de réaffirmer son refus de voir l'offre de soins réduite sur le territoire et a remis en cause l'État, «puisque ce dernier ne respecte pas ses engagements, ni même ceux qu'il a passés de façon contractuelle avec le régime minier lorsque ce dernier s'est retiré de Bournazel ».
A l'issue de cette rencontre, face à la surdité et au cynisme des représentants de l'Etat, les membres de la délégation en ont appelé à la poursuite de la mobilisation : « La mobilisation reste de mise ! Et elle devra s'intensifier».
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La loi sur la sécurité intérieure : moins d'effectifs, plus d'objectifs et un risque d'aggravation nette de l'insécurité !
Le gouvernement a fait voter la énième loi sur la sécurité alors même que ses résultats en la matière sont très mauvais et consistent essentiellement en une politique d'affichage de chiffres. Cette loi dite LOPPSI (Loi de programmation pour la performance de la sécurité intérieure) entend fixer les objectifs majeurs dans ce domaine pour la période 2009-2013.
Dans un contexte de rigueur budgétaire et de révision générale des politiques publiques, cette loi est une loi d'austérité. Elle vise à conduire la même politique avec des effectifs en baisse. Entre 2009 et 2011, 4000 postes devraient être supprimés dans la police nationale et 3000 dans la gendarmerie.
Pour 2010, lors de l'examen de la mission sécurité, les députés socialistes ont estimé à 9000 le nombre de postes supprimés en application de la révision générale des politiques publiquesCette loi postule que l'innovation technique permet de remplacer l'homme. Des retours d'expérience récents démontrent qu'en matière de sécurité, l'utilisation de technologies nouvelles impose au contraire un contrôle humain hautement qualifié dans l'exploitation des outils.
Enfin, la seconde version de cette loi persiste dans les errements antérieurs en réaffirmant l'attachement gouvernemental à des principes de management par objectif, de gestion individualisée des carrières qui ont destructuré les services concernés sans apporter les résultats escomptés en matière de sécurité.
La LOPPSI 2 est donc un texte sans cohérence. Les constats sont alarmistes, mais les moyens humains sont en baisse. Les profondes mutations engagées dans la police et la gendarmerie sont censées se passer sans la moindre difficulté, alors qu'elles se font sans concertation.
Enfin, l'idée que la technologie suppléera les baisses d'effectifs est battue en brèche par l'expérience (exemple du pistolet Taser).
En toute hypothèse, ce texte est un mauvais coup porté à la protection de la sécurité, dans tous les sens du terme y compris à la sécurité juridique. Les mesures d'affichage qui, soi-disant, renforcent la sécurité des citoyens ne font qu'intensifier la mise sous surveillance de la société.
