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L'An II sera celui de l'offensive

Lors de la conférence de presse qu'il a tenue cet après-midi, le Président de la République a dressé un bilan de la 1ère année de sa présidence et tracé des perspectives pour une nouvelle étape du quinquennat.

L'an 1 a posé les fondations du changement: «De grandes réformes ont été engagées»

Le premier devoir du Gouvernement était le sérieux budgétaire. Après 30 ans de dérives de la dette, il était impératif de redresser l'état de nos finances publiques. Aussi la dépense publique sera stable en 2013 et elle diminuera en 2014.

Un effort a été demandé aux Français, en particulier aux plus favorisé d'entre eux.

Le second objectif fixé fut la restauration de la compétitivité des entreprises françaises qu'aucun de ses prédécesseurs n'avait osé engager.

Le troisième objectif concerne la maîtrise de la finance. A ce titre, la France fait figure de précurseur à travers la loi bancaire votée afin de séparer les activités de dépôts et celles liées à la spéculation.

L'an 1 a donc permis à la France de défendre sa souveraineté, de redresser son économie, de garantir son modèle social et de lutter contre les injustices.

L'an 2 doit être celui de l'offensive.

Si les fondations du changement ont été posées, celui-ci doit désormais s'accélérer.

Le Président de la République s'est montré pleinement conscient des difficultés, des inquiétudes, de la détresse de certains de nos compatriotes; conscient aussi du doute envers leurs gouvernants.

L'enjeu aujourd'hui, c'est la récession nourrie par les politiques d'austérité en Europe; cette récession qui menace jusqu'à l'identité de l'Europe et la confiance des peuples.

A ce titre, la Commission européenne a donné un signal important en décidant d'adapter le rythme des efforts à la conjoncture. Ce n'est pas un répit mais un rebond. Car l'objectif, c'est la sortie de crise et la reprise de la croissance. Notre économie est à l'arrêt, non pas depuis 1 an, mais depuis 5 ans.

L'offensive doit se traduire d'abord à l'échelle européenne: l'Europe est hélas regardée comme un continent en déclin.

Une initiative sera prise en 4 points:

  • Instaurer avec les pays de la zone euro un gouvernement économique, réuni tous les mois autour d'un Président affecté à cette seule tâche, pour harmoniser par le haut les politiques sociales, budgétaires, et fiscales (incluant la lutte contre la fraude fiscale)

  • Pour les générations futures, accélérer le plan pour l'insertion des jeunes: 6Mds € sont déjà prévus: ils seront mobilisés dès 2013 et non pas en 2014 comme prévus initialement.

  • Sera proposée une Communauté européenne de l'énergie pour développer les énergies renouvelableset assurer la transition énergétique.

  • Enfin, une nouvelle étape d'intégration sera franchie avec une capacité budgétaire pour la zone euro et la possibilité de lever l'emprunt.

Le Président n'a pas caché ses différends avec Angela Merkel. "Nous n'avons pas les mêmes idées, mais nous avons la même responsabilité", ajoutant que "l'Allemagne a été plus touchée que la France par la récession".

En France, une offensive pour l'emploi

Le Président se donne 2 ans pour réussir son offensive pour l'emploi car «il n'y a pas d'espérance possible sans réduction du chômage».

Il a réaffirmé l'objectif d'inversion de la courbe du chômage: 100 000 emplois d'avenir seront créés en 2013 (élargis au privé: tourisme et service à la personne); 75000 contrats de génération seront signés; le crédit impôt produira ses effets.

Et enfin l'accord national interprofessionnel, en donnant plus de souplesse aux entreprises et de sécurité aux salariés permettra d'éviter les plans sociaux et de nouveaux licenciements. Cette offensive vise aussi à préparer la France de demain sous le signe de la performance économique et de la responsabilité sociale et environnementale.

Un plan d'investissement sur 10 ans sera mis en œuvre dans les plus brefs délais autour des filières définies comme prioritaires et financé par la Banque publique d'investissement, les fonds européens dégagés par le pacte de croissance, mais aussi par les crédits liés aux investissements d'avenir.

Par ailleurs, le «choc de simplification» favorisera également la création d'emplois nouveaux.

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Conseil constitutionnel/Mariage pour tous :

le droit de la République l'emporte sur l'intolérance

Le Conseil constitutionnel vient de décider que la loi ouvrant le droit au mariage et à l'adoption aux couples de même sexe était conforme à la Constitution.

La décision du Conseil constitutionnel montre que cette réforme s'inscrit pleinement dans les valeurs de la République et les principes de la Constitution.

Cette décision du Conseil constitutionnel va maintenant permettre la promulgation de la loi par le président de la République.

C'est une victoire de la République de l'égalité, notamment pour toutes les familles et leurs enfants qui vont pouvoir bénéficier de la protection de la loi de la République.

Cette promulgation viendra conclure des mois de débats intenses, dans lesquels une partie notable de la droite a malheureusement montré un visage peu avenant : celui de l'intolérance, de la division des Français, et trop souvent, de l'homophobie.

Aujourd'hui c'est le droit de la République qui l'emporte sur l'intolérance.

Les opposants à ce texte de progrès doivent dès aujourd'hui respecter la décision souveraine et démocratique de la représentation nationale aujourd'hui validée par le Conseil constitutionnel.

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Conseil constitutionnel/conseiller départemental :

Le Haut Conseil à l'Égalité se félicite «que l'anomalie démocratique de conseils généraux aujourd'hui composés à plus de 86% d'hommes cesse.»

Le Conseil constitutionnel a validé, jeudi 16 mai, la loi relative à l'élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires.

«L'exigence de parité» que le texte induit est conforme à la constitution.

La loi adoptée le 17 avril par le Parlement n'est en rien anodine.

Ses dispositions conduiront à l'entrée de plus de 20 000 femmes dans l'arène politique, dans les communes et les départements.

Le texte abaisse de 3 500 à 1 000 habitants le seuil de population d'une commune à partir duquel les conseillers municipaux sont élus au scrutin de liste - des listes à parité femmes-hommes.

Cette mesure permettra, elle, à environ 20 000 femmes de plus de devenir conseillères municipales en 2014.

La loi instaure par ailleurs, pour l'élection des conseillers départementaux, la disposition âprement discuté du binôme paritaire: «les électeurs de chaque canton du département élisent au conseil départemental deux membres de sexe différent, qui se présentent en binôme de candidats dont les noms sont ordonnés dans l'ordre alphabétique sur tout bulletin de vote imprimé à l'occasion de l'élection».

Ce mode de scrutin inédit permettra à 1 500 femmes supplémentaires de siéger dans les conseils départementaux en 2015 (elles seront environ 2000 conseillères, contre 540 aujourd'hui).

Pour le Conseil constitutionnel, en instituant ce binôme paritaire le législateur a «favorisé l'égal accès des femmes et des hommes au mandat de conseiller départemental»; «il n'a méconnu aucune exigence de valeur constitutionnelle».

L'obligation de parité s'appliquera également aux exécutifs de ces conseils.

Le Haut Conseil à l'Égalité se félicite «que l'anomalie démocratique de conseils généraux aujourd'hui composés à plus de 86% d'hommes cesse.» Mais souligne que, «comme cela a pu être soulevé en particulier dans les débats parlementaires, il conviendra d'être vigilantes et vigilants à ce que les binômes paritaires incarnent le partage du pouvoir et non la complémentarité et la hiérarchie entre les sexes.»


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