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Inquiétude à l'ONU

Au siège des Nations unies à New York, les mauvaises nouvelles venues des quatre coins de la planète se bousculent ces dernières heures : du sud-Soudan où des massacres ethniques se poursuivent,  mais aussi de Corée du Nord qui pourrait procéder à de nouveaux essais nucléaires.

Les plus sombres augures, cependant, émanent de Russie, qui serait sur le point d'envahir militairement l'est de l'Ukraine. Peut-être dès ce week-end, selon des sources diplomatiques concordantes.

Depuis le 13 avril et le début des opérations de reconquête par Kiev des douze villes occupées par les milices pro-russes, les diplomates russes en proie à une agitation visiblement non feinte auraient multiplié les démarches auprès des chancelleries occidentales pour «arrêter les Ukrainiens avant qu'il ne soit trop tard», selon une source onusienne anonyme.

Les combats faisaient rage jeudi à Sloviansk dans une de ces municipalités aux mains des rebelles, tandis que des affrontements étaient observés en divers autres points chauds. Les troupes russes en état d'alerte le long des frontières orientales de l'Ukraine, de 40.000 à 85.000 hommes selon les estimations, se livreraient à des «manœuvres» dont la nature réelle, des préparatifs d'invasion, ne trompe personne sur les bords de l'East River.

L'inquiétude et le découragement sont palpables au siège de l'ONU, dont l'organe exécutif, le Conseil de sécurité, est paralysé par la menace de veto permanente de la Russie, un des cinq États-membres permanents, malgré l'isolement diplomatique croissant de cette dernière.

Autre signal préoccupant, l'ambassadeur russe Vitaly Tchourkine a été rappelé mardi à Moscou «pour consultations» et n'a toujours pas regagné New York.

«La violence dans l'est de l'Ukraine pourrait devenir incontrôlable avec des conséquences imprévisibles», renchérit le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon tout aussi inquiet d'un déclenchement brutal des hostilités entre deux États européens majeurs.

 


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