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fracture numérique et Sommet de Copenhague




Fracture numérique : une loi bien éloignée des vrais besoins des territoires


Lundi dernier était examiné un projet de loi relatif à la fracture numérique sur l'ensemble du territoire et aux moyens d'y remédier. Malheureusement le texte qui nous a été soumis ne nous donne pas satisfaction - loin s'en faut - au niveau des moyens pour doter les territoires du réseau matériel permettant l'accès à tous à la TNT et à l'internet haut débit .

La charge financière pour la mise en place d'infrastructures performantes incombera encore trop souvent aux collectivités territoriales, notamment aux communes. C'est la raison pour laquelle, avec mes collègues du groupe socialiste, nous avons décidé de nous abstenir sur ce texte qui pêche par un cruel manque d'ambition.

Débat sur le Sommet de Copenhague : conjuguer ambition écologique et ambition économique

Dans moins d'une semaine, le sommet de l'ONU sur le climat s'ouvrira à Copenhague et avec lui l'espoir d'un accord historique pour l'avenir de la planète. Les députés étaient appelés à débattre mercredi 2 décembre sur la déclaration du gouvernement relative à cet événement.

Dans un climat tendu suite à l'intervention de Greenpeace au sein de l'Hémicycle, mon collègue Jean-Paul Chanteguet, orateur pour le Groupe SRC, a rappelé que les recommandations du GIEC s'imposent à nous : si nous ne voulons pas aller au-delà des deux degrés supplémentaires, les émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial doivent diminuer de 50 % au moins d'ici 2050, et de 80 % à 95 % par rapport à 1990 pour les pays développés.

Avec le Groupe SRC auquel j'appartiens, nous avons demandé la signature à Copenhague d'un accord qui soit juridiquement contraignant, un accord qui soit le plus ambitieux possible en termes d'objectifs de réduction mais aussi un accord qui, compte tenu de l'état de pauvreté de certains pays, ne les oblige pas à choisir entre réduction d'émission de CO2 et croissance. Pour sauver ce sommet et préserver l'après-Copenhague, nous demandons :

  • que soit pris en compte le soutien aux économies les plus précaires,

  • que soit mieux protéger les zones forestières,

  • que l'Europe s'engage à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 30 %, au lieu des 20 % prévus dans le paquet climat énergie,

  • que soit reconnu et encouragé le rôle des pouvoirs publics locaux,

  • enfin, que soit mis en place un financement pérenne de l'aide publique en direction des pays en développement


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