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Faire pression sur PSA pour sauver 8000 emplois !

La direction de PSA a annoncé la suppression de 8000 emplois en France et l'arrêt en 2014 de la production à l'usine d'Aulnay.

Le Premier ministre est intervenu jeudi matin, pour dire le «véritable choc» que représente cette annonce et demander au groupe PSA de lancer «sans délais» une concertation pour maintenir l'activité industrielle du groupe sur tous les sites français.

Le gouvernement se mobilise, avec les parlementaires socialistes, sur ce dossier depuis de nombreuses semaines comme sur de nombreux autres plans sociaux, sans doute mis sous la table pendant la présidentielle.

Le nouveau gouvernement doit agir là où ses prédécesseurs ont failli.

Le gouvernement précédent n'a clairement pas anticipé, aidé ou posé les conditions utiles à la réussite du projet industriel de PSA.

Peugeot a reçu 4 milliards d'euros d'aides de l'Etat dans les années passées, il est donc possible de s'interroger sur la pertinence des choix stratégiques qui ont été faits. Face à l'enjeu social, il est indispensable que l'Etat regarde de près comment cette stratégie a été menée.

Il est nécessaire que soient approfondies les causes de la situation actuelle du groupe qui conduisent à ce plan, les conséquences d'un tel plan sur les territoires et la filière automobile, ainsi que les garanties que peut offrir le groupe sur le maintien à long terme de l'activité industrielle des sites du groupe.

L'expert missionné par le ministre du redressement productif sera chargé de cette analyse et devra rendre ses premiers éléments d'ici la fin du mois.

Arnaud Montebourg doit présenter le 25 juillet un plan de soutien à l'industrie automobile.

Le groupe PSA s'est engagé à trouver une solution d'emploi pour chaque salarié. Nous serons, avec le gouvernement, particulièrement vigilants à ce que cet engagement trouve une traduction concrète pour chacun.

Il faut penser avant tout à protéger les salariés de PSA !


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