J'étais samedi dernier en visite sur les communes de Drulhe et de Flagnac.

A Drulhe, je répondais à l'invitation de la municipalité pour inaugurer la route départementale en traverse ainsi que le cœur de village. C'est avec plaisir que j'ai pu constater l'ampleur des travaux réalisés dans le cadre de cette opération. Elle a permis de mettre en valeur des espaces publics à travers la réalisation de cheminements piétons et de stationnements complémentaires devant les principaux établissements publics (mairie, centre de loisirs).

A Flagnac, c'est une triple inauguration qui m'attendait puisqu'il s'agissait de faire honneur aux aménagements de l'espace aquatique, d'inaugurer la rue principale du bourg et d'assister à une représentation d'«hier un village».

Je suis convaincue qu'à travers ces réalisations, les habitants de la commune pourront appréhender différemment le village. J'estime également que la commune joue une carte ambitieuse en misant sur le développement de son camping à travers un nouvel espace aquatique.

Quant à l'histoire de «Hier un village» c'est d'abord une formidable aventure. En 1982, les premiers décors étaient sommaires mais la fougue et l'envie des pionniers étaient là. Tant et si bien que 3000 personnes peuvent désormais assister au spectacle son et lumière dans la même soirée.

Lors de mes interventions, sans esprit de polémique, j'ai tout de même tenu à souligner l'importance des financements croisés qui, à l'avenir, pourraient être compromis par le projet de loi sur la réforme territoriale. Or nos territoires ruraux ont avant tout besoin de soutien pour se développer.

«Hôpital Public: une politique menée au fil de l'eau»


Mardi, la ministre de la Santé a annoncé le report du décret prévoyant la fermeture des services de chirurgie dans 54 hôpitaux réalisant moins de 1500 actes chirurgicaux par an.

Si je ne peux qu'être satisfaite de cette annonce, je n'en reste pas moins extrêmement prudente.

En effet, un porte-parole du ministère de la Santé a déclaré, au sujet de la date de publication de ce décret, que le ministère attendrait «le temps qu'il faudra pour réexpliquer» le pourquoi de ces fermetures, ajoutant que «la Ministre a pris conscience qu'il y avait encore un besoin d'explication» et qu'elle lancerait à la rentrée une mission d'information sur ce sujet.

Autrement dit, le décret n'est pour l'instant pas annulé mais simplement reporté.

Je souhaite donc que les personnels, les usagers et les élus des centres hospitaliers concernés demeurent mobilisés et ne baissent pas la garde.

Je rappelle, en effet, que ce gouvernement «nous a habitué dans le passé à de tels revirements de position qui n'ont été que des effets d'annonce et n'ont en définitive rien changé sur le fond».

En outre je ne peux que dénoncer, «la gestion erratique de dossiers aussi importants que celui portant sur l'hôpital public et une politique menée au fil de l'eau sans vision ni perspective pour les territoires concernés».

C'est le signe d'une politique de mépris à l'égard des usagers et des personnels soignants de ces hôpitaux de proximité et je m'étonne qu'il ait fallu la mobilisation de tous les acteurs de terrain pour que Mme Bachelot prenne conscience des risques qu'elle ferait courir à nos territoires en publiant un tel décret.

Je souhaite que, désormais, «la cohérence soit de mise et les actes mis en conformité avec les paroles et que le décret prévu soit purement et simplement annulé.»

Seule l'annulation de ce décret apporterait ainsi la preuve que Mme Bachelot a bien pris en compte les inquiétudes des hôpitaux de proximité.